|
Vert moisi est la maison de l’oubli. Devant chacune des portes flottant au vent bleuit ton trouvère décapité. Il bat sur ton tambour de mousse et d’amère toison ; il peint d’un orteil suppurant dans le sable ton sourcil. Il le trace plus long qu’il n’était, et le rouge de ta lèvre. Tu remplis les urnes ici et tu nourris ton cœur. Paul Celan, traduction Jean-Pierre Lefebvre © Editions GALLIMARD, 1998, pour la traduction française Collection « Poésie Gallimard »
Pour lire le texte original de ce poème, changez la langue du site web pour l'allemand en cliquant sur le bouton "DE" situé en haut à gauche de la page. |