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Promenades et rencontres
Written by D., on 16-05-2008 10:09
Sous la verrière du Grand Palais, les 5 plaques rétrécissent encore les promeneurs. Forcément, elles doivent être bancales, je m'y attends... c'est bien ça... étrange impression , mobiles, immobiles... il est vrai que pour ceux qui ont la chance de ne pas être "villien" et d'avoir accès facilement à la forêt, la même impression est accessible dans le monde végétal, offert sans les savoirs humains... là dans ce monde minéral où les savoirs faire industriels sont mis en scène, quelques échanges inattendus. Une jeune femme prend des photos de son pied, avec le décor... elle trace ses pas ainsi, partout où elle va... des enfants de 6 ans suivent Marjorie, danseuse, qui les invitent à prendre appui sur les mûrs, à se déplacer librement, ensemble, puis seuls, entre les plaques... est-ce être à côté de la plaque que de s'arrêter un instant, pour parler, recueillir une information d'une étudiante en histoire de l'art, de dialoguer avec un agent de sécurité originaire d'un pays voisin, qui sait aussi un autre métier, paléonthologue pour faciliter la recherche pétrolière... à l'ombre de ce délire d'une personne qui met en lumière les savoirs faire des ouvriers de la sidérurgie et d'une nuée d'ingénieurs avant, on pourrait aussi mettre le nom de tous ceux là... Rodin aussi utilisait le talent de technicien de la pierre, du bronze, certains sont restés dans l'ombre, d'autres pris leur envol... Je m'interroge aussi sur la priorité à donner à d'autres lieux (logements...)... cependant, à tout prendre, l'acier est mieux là que pour faire des chars d'assaut, et si on passait plus de temps à comprendre l'affectif et les relations humaines, il en resterait moins pour faire la guerre...